EuropeJuly 13, 2005 9:07 am

La science est un facteur mondial de competitivite economique et une ressource sans laquelle il n’y aurait pas de progres. C’est un terrain de rencontres et d’affrontements avec le monde politique, economique, ethique, religieux, social, culturel et technologique. La premiere conference mondiale intitulee “Le futur de la science”, qui aura lieu a Venise du 21 au 23 septembre 2005, cherchera a apporter une contribution significative au dialogue difficile entre science et societe.

La conference a ete presentee en avant-premiere le 19 mai 2005 a Rome. Parmi les promoteurs de l’evenement, on compte le numero un de Telecom Italia et de Pirelli, Marco Tronchetti Provera ; l’oncologue Umberto Veronesi ; Mario Monti, l’ex-commissaire europeen; Giuliano Amato ; Marcelo Sanchez Sorondo, le chancelier de la pontificale Academie des sciences ; le geneticien Chiara Tonelli.

Parmi les themes qui seront abordes lors de la conference figurent la genetique appliquee a l’agriculture, la genetique humaine, le clonage de l’homme, les decouvertes de l’astrophysique, l’utilisation de l’energie nucleaire ou de l’hydrogene et le developpement des telecommunications. Monti a observe que “la science est doublement liee a l’economie. D’un cote, il y a les financements pour la recherche et, de l’autre, ses evolutions et ses progres qui finissent par impregner en profondeur la vie economique, en changeant la distribution du pouvoir et de la richesse dans un pays.”

Le comite scientifique reunit 5 Prix Nobel (Michael Bishop, Rita Levi Montalcini, Paul Nurse, Carlo Rubbia et Claude Cohen-Tannoudji) auxquels se joindront Margherita Hack, Jacques Bernier et Gianfranco Ravasi.
A la fin de la conference, les grandes lignes du role de la science de notre futur seront definies. Le travail sera recueilli dans la Carta di Venezia, un document qui indiquera aux gouvernements et a l’opinion publique les
points fondamentaux a affronter et a resoudre d’urgence pour recreer l’alliance fondamentale entre science et societe.

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North America, Industry 9:05 am

Le ministre du Commerce international, M. Jim Peterson, et le ministre de l’Industrie, M. David L. Emerson, ont fait l’annonce le 20 juin 2005 du Programme de partenariats internationaux en science et technologie, qui servira a promouvoir la collaboration dans le domaine de la recherche et du developpement entre les scientifiques et les technologues canadiens et etrangers dans des secteurs tels que la biotechnologie, l’environnement, l’energie et les technologies de l’information et des communications.

Ce programme quinquennal d’une valeur de 20 millions de dollars vise a etablir des liens dans le domaine de la science et de la technologie avec certains pays, dont l’Inde, le Bresil, la Chine et Israel. “Le Canada a une industrie de la biotechnologie florissante dont il faut tirer parti. Le Canada n’a pas de frontiere en ce qui concerne la biotechnologie, et nous sommes ouverts aux affaires.” a declare le ministre Peterson, qui souhaite encourager un esprit de collaboration en etablissant des liens entre les chercheurs et en commercialisant a l’etranger des activites de l’industrie de la biotechnologie canadienne. Ce programme permettra au Canada d’etablir des partenariats au sein de la communaute scientifique et technologique internationale, qui contribueront a la recherche menee en collaboration dans tous les secteurs cles de l’economie.

Cette annonce a ete faite par les ministeres du Commerce international et de l’Industrie dans le cadre des activites de BIO 2005, le congres de biotechnologie le plus vaste et le plus prestigieux au monde, accompagnes de representants de plus de 80 organisations canadiennes, regroupant des entreprises canadiennes, des associations de l’industrie, des provinces, des ministeres et des organismes, afin de mettre en valeur la reussite du Canada dans le domaine de la biotechnologie - ses realisations, ses capacites et ses debouches.

Le Programme de partenariats internationaux en science et technologie favorisera et appuiera les projets bilateraux de recherche entre le Canada et des pays partenaires qui ont ete proposes par des entreprises et des universites. Il stimulera egalement les activites bilaterales de reseautage et de jumelage en science et en technologie afin d’encourager la formation de nouveaux partenariats et d’accelerer la commercialisation de la recherche et du developpement.
Le financement pour cette initiative etait prevu dans le budget federal de fevrier 2005 et s’inscrit dans le cadre financier existant. On s’attend a ce que le programme obtienne son financement a l’automne 2005 et qu’il
entreprenne a ce moment-la ses activites.

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Europe, Medias 9:03 am

Ce rapport effectue une presentation generale de “Nettuno, Network per l’Universita Ovunque”, la premiere universite telematique en Europe,
diffusee par le biais de deux chaines televisees satellitaires, ainsi que d’un portail didactique sur Internet. Creee en 1992 par le Ministere de
l’Universite et de la Recherche Scientifique et Technologique pour la realisation de cours universitaires a distance, NETTUNO nait dans le sillage
des universites traditionnelles et place l’Italie comme leader europeen pour la formation universitaire mettant en jeu les technologies de l’information et de la communication.

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Europe, Industry 9:02 am

“L’innovation des produits et des systemes operationnels est une priorite pour le pays, afin de relancer la competitivite des entreprises.” C’est avec ces mots que Pasquale Pistorio, vice-president de Confindustria pour la recherche et l’innovation, a introduit le 6 mai a Reggio Emilia, une rencontre avec 60 managers et entrepreneurs representant les entreprises les plus importantes de la region. Grace a cette conference, un projet tres ambitieux de la Confindustria a effectue ses debuts : une programmation de plus de 250 rencontres prevues jusqu’a la mi-2008, impliquant un total de 10.000 entrepreneurs italiens. L’objectif de chaque rencontre sera la discussion avec des personnalites de haut rang sur la question : “Comment grandir a travers l’innovation ?”. Les participants a chaque groupe de travail donneront vie, au niveau territorial, a une sorte de “Club de l’innovation”, c’est-a-dire des groupes qui approfondiront de facon efficace les themes traites et identifieront d’autres themes sur la base des differentes realites productives. Chaque annee, quatre seminaires nationaux sont egalement prevus pour amplifier le debat et le confronter aux experiences de pays etrangers, ainsi qu’une journee nationale de l’innovation. La creation d’un site web dedie a ce parcours vers l’innovation est egalement prevue, afin de permettre d’aborder les exemples industriels les plus interessants, d’offrir des
moyens et du materiel d’approfondissement, et de favoriser, par le biais d’un forum, la confrontation entre tous les participants.
“Notre travail -a explique Pistorio- se deroulera autour de quatre points fondamentaux qui seront au centre des quatre seminaires nationaux. Le premier est l’utilisation intensive de tous les instruments des technologies de l’information pour augmenter le rendement et la productivite, rendre instantane le controle des donnees et plus rapide la reponse au marche.” Le second sujet est une revolution culturelle mettant la personne au centre du processus de production, en pointant sur la qualite totale, la forte motivation des employes, l’amelioration continuelle et l’elimination des pertes. Le troisieme est lie a l’environnement qui doit devenir, non pas seulement un cout, mais une ressource et une occasion de competitivite grace
a l’economie energetique et sur les matieres premieres. Enfin, l’internationalisation doit permettre de cueillir toutes les opportunites du marche global, devenant aussi bien un debouche pour les produits italiens qu’un moyen de recherche de nouveaux fournisseurs ou encore une occasion pour produire a couts plus faibles. “Les entreprises doivent delocaliser de maniere intelligente leurs activites qu’il n’y a plus de sens de conserver dans des zones ou le cout de travail est eleve” a conclu Pistorio.

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Europe, Industry 9:02 am

Le President de la Republique italienne, Carlo Azeglio Ciampi, a profite de la premiere Conference des Cotec (Fondation pour l’Innovation Technologique) italien, portugais et espagnol du 12 mai 2005 pour insister sur les cartes importantes a jouer que sont la recherche et l’innovation. La rencontre du 12 mai a signe egalement le lancement d’une collaboration entre les trois pays dans le secteur de l’innovation technologique.
“L’Italie, l’Espagne et le Portugal constituent presque un quart de la population de l’Union Europeenne, representent 22% du Produit Interieur Brut : il existe toutes les conditions pour que leur action conjointe restitue un role central a la Mediterranee, au moment meme ou les frontieres s’elargissent a l’Est”, a souligne Ciampi. La ceremonie officielle, qui s’est tenue au CNEL (Conseil National de l’Economie et du Travail) et a laquelle ont participe les ministres de l’Innovation, Lucio Stanca, et de l’Education, Letizia Moratti, ainsi que leurs collegues espagnols et portugais, a vu la signature de trois projets concernant le transport intermodal, l’innovation dans les procedes de production et la prevention des catastrophes naturelles. Le projet Produsys vise le developpement de l’innovation dans les secteurs traditionnels de l’industrie. Eutellus concerne la prevention des catastrophes naturelles : “Un systeme unique de surveillance dans la Mediterranee est necessaire”, a precise Enzo Boschi, le President de l’Institut de geophysique.
Le projet Multis prevoit le developpement d’un systeme informatise et integre pour la gestion du transport intermodal de marchandises qui impliquerait des organismes de recherche et des entreprises des trois pays
(pour l’Italie la Finmeccanica, Elsag et le Centre Recherche Fiat). Au cours de la premiere phase, l’investissement estime est de 400.000 euro de la part des entreprises participantes. Dans le futur, un financement de 15 millions d’euro est prevu, soutenu egalement par des ressources communautaires.
La “technologie trilaterale” sera financee avec environ 28 millions d’euro, 20 millions pour le projet Produsys et 8 pour Eurotellus. Au-dela de ces trois projets, un accord entre les trois Cotec a ete signe afin de favoriser l’innovation technologique, partant de la constatation que les trois pays n’ont pas utilise comme ils auraient pu le faire les ressources attribuees par l’Union Europeenne dans le cadre du sixieme accord cadre pour l’innovation. L’objectif est donc de s’unir afin d’utiliser les financements du septieme programme cadre qui, comme l’a precise la ministre Moratti, a reduit par rapport au precedent les ressources pour les petites
et moyennes entreprises.

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Europe 9:02 am

L’Italie est le chef de file dans la construction de l’Espace euromediterraneen de la formation et de la recherche. Le ministre italien de l’Instruction, Letizia Moratti, a signe le 19 mai dernier, au Caire et a Amman, deux protocoles d’accord avec le ministre de la recherche egyptien, Amr Salama, et son homologue jordanien, Kalid Touquan, afin de developper des projets de recherche conjoints et de renforcer l’universite a distance
et la formation. L’objectif a atteindre est donc l’harmonisation des systemes avant 2010. L’accord signe au Caire permettra de lancer un projet de recherche (triennal), guide par les universites italiennes et egyptiennes, destine a developper l’agriculture dans les regions arides, avec des bourses de formation pour les chercheurs. Son financement s’eleve a 1,742 million d’euro, dont 1,092 million de la part du MIUR et les 650.000 euro restants de la part des partenaires. Le protocole Italie-Egypte vise aussi le lancement de l’universite internationale a distance “Uninettuno” avec des cours d’ingenierie, d’economie du tourisme et de droit international pour le developpement des entreprises. Grace a la collaboration entre “Uninettuno” et les universites jordaniennes, de nouveaux cours a distance seront institues a la fin desquels seront delivres
des diplomes reconnus egalement en Italie.

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Europe, France, Medias 9:00 am

J’ai décidé de relayer l’édito d’Infoguerre.com qui m’a semblé intéressant au regard de l’actualité relative à la candidature de Paris au JO 2012. Si le ton est quelque peu polémique il rélève certains points dont nous devrions tous nous enrichir pour doper notre efficacité… VILBERT. Programme Parthenon

Paris vient de perdre les Jeux Olympiques au profit de Londres. Cette défaite est plus que symbolique, elle est accablante. Au-delà des inévitables commentaires qui vont inonder les médias sur la légitimité du vote du Comité International Olympique, il faut voir dans cette défaite l’expression de l’incroyable naiveté du monde politique français sur la lecture lucide des jeux d’influence des puissances qui dominent le monde d’aujourd’hui. Le non au référendum sur l’Europe a obligé les Américains à se rabattre sur un plan B qui consiste à tout faire pour positionner le premier ministre Tony Blair comme le personnage-clé de l’Europe en devenir. Il est hors de question pour les Etats-Unis de voir s’étendre la contestation intra européenne en particulier sur des sujets vitaux comme l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

Washington fera tout ce qui est en son pouvoir pour isoler le clan des peuples contestataires. A ce titre, la France est la cible majeure à briser en termes d’image et de résonance internationale. Dans cette démarche implacable de contrôle indirect de l’Europe, les Etats-Unis ne peuvent perdre aucune bataille. Les jeux olympiques 2012 leur ont fourni le prétexte de renforcer cette emprise en déployant toute leur force de persuasion auprès de leurs alliés (y compris l’Espagne qui est pourtant sous gouvernement socialiste) pour faire pencher la balance du bon côté. Le CIO est une instance collégiale qui est soupçonnée depuis des années d’être partiellement corrompue et les milieux bien informés s’accordent à reconnaître que les manoeuvres diplomatiques qui environnent le CIO n’ont rien à voir avec le monde du sport. Mais le plus grave dans cette histoire est la manière dont les principaux concernés, à savoir le comité organisateur français et le maire de Paris ont géré le dossier. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Le maire de Paris n’a rien compris ou n’a rien voulu comprendre. Les jeux olympiques 2008 ont déjà été marqués par des affrontements informationnels souterrains qui démontraient déjà à cette époque qu’il ne fallait surtout pas négliger ce terrain d’action. L’agressivité de certains britanniques contre la candidature de la ville de Paris aux jeux de 2012 n’est pas anecdotique et n’est hélas qu’un pâle aperçu de la réalité. D’aucuns auraient pu s’étonner de cette maladresse qui aurait dû en principe déservir la cause londienne. Il n’en est rien car justement la partie s’est joué sur un autre échiquier qu’un stade olympique.

Les leçons à tirer de cette défaite sont importantes. Mais faut-il encore y croire ? Avons-nous fait le bilan, en termes de dynamique puissance de la tragique défaite de juin 1940. Monsieur Delanoe va conclure que c’est la loi du sport et les autres se tairont une fois de plus en concentrant leur attention sur les prochaines élections. La France va mal et souffre de cette inefficacité congénitale. Mais attention, à force de se cacher la réalité, les défaites à venir risquent d’être bien plus graves que le refus d’une candidature pour les jeux olympiques.