Europe, FranceSeptember 11, 2005 5:38 pm

Par Geoffroy VILBERT, Parthenon Executive

Au quotidien, chefs d’entreprises, responsables politiques et acteurs sociaux constatent que le tissu industriel national souffre de maux divers : manque de compétitivité, incapacité à exporter, difficile mutation des métiers de production … Tout ceci conduit à une dramatique perte d’influence économique et politique de nos régions sur les places fortes du 21ème siècle que sont les USA, l’Inde ou encore la Chine.

S’il est évident qu’une réaction offensive associée à une stratégie de défense de notre patrimoine industriel est devenue urgente, sur quelles bases pourrions-nous l’imaginer à l’échelle européenne ? Dans quelle Europe : celle définie par quelles frontières, avec quels objectifs économiques et politiques ? Sous l’égide ou l’impulsion de quelle autorité au moment où on observe un fonctionnement institutionnel enroué et une unité politique presque inexistante sur le plan industriel ?

Beaucoup de questions qui, aujourd’hui, ne trouvent aucune réponse. Pourtant la nécessité d’action est criante et doit voir le jour rapidement pour éviter une trop grande perte de vitesse sur « le reste du monde ». Si nous devons rapidement trouver des réponses à toutes ces questions majeures pour rester concernés par le développement du monde du 21ème siècle, il pourrait être opportun d’élaborer une solution transitoire.

La solution devra associer trois savoir-faire majeurs qui composent habituellement les projets d’intelligence économique selon l’Ecole de Guerre Electronique :
 La veille (monitoring services) permettant la collecte des informations destinées à être analysées puis diffusées aux utilisateurs de la solution.
 la sécurisation du capital informationnel
 l’influence

Cette solution transitoire devra intrinsèquement respecter certains éléments clés tels que :
 une simplicité d’utilisation puis un contrôle permanent de la solution sur la bases d’indicateurs fixes pour certains et mobiles pour d’autres et ce pour assurer l’adaptation aux besoins des utilisateurs, besoins qui sont en permanente évolution, imposée par la globalisation des marchés mondiaux.
 Une fluidité d’organisation pour permettre des décisions rapides.
 Une transparence pour garantir la compréhension permanente des objectifs par les utilisateurs de la solution, à savoir les chefs d’entreprises et les responsables politiques.
 Une très haute disponibilité pour garantir la meilleure réactivité au service de l’efficacité des entrepreneurs.
 Une logique de mission contractuelle pour chacun des partenaires de la solution pour garantir un maximum d’efficacité.
 Une notion plus complexe qui allierait éthique, déontologie et sécurité pour respecter le caractère confidentiel de certaines informations.

Certaines zones d’ombres persistent :
 Quelle régulation et par quelle autorité ?
 Comment définir un « intérêt européen » quand il est déjà si difficile de définir un intérêt national ?

Pour tenter de répondre aux deux zones d’ombres identifiées ci-dessus, je propose des pistes de réflexions.

 Quelle régulation et par quelle autorité ?
Une autorité de régulation supranationale serait sans doute intellectuellement idéale mais quand nous observons le temps qu’il aura fallu à l’Agence Européenne de Défense pour établir cette autorité, nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de cette formule pour ce qui concerne l’intelligence économique caractérisée par son aspect réactif et évolutif permanent.

On peut réfléchir alors à un format public – privé au sein duquel serait respecté un principe de subsidiarité connu dans d’autres organisations internationales.

 Comment définir un « intérêt européen » quand il est déjà si difficile de définir un intérêt national ?
Sans doute devrons-nous chercher à appliquer une stratégie de convergence qui permettrait aux intérêts particuliers de chaque pays et de chaque acteur économique de converger naturellement vers un « intérêt européen ». Nous pourrions atteindre cette convergence en définissant un pré requis, accepté par chacun des partenaires, s’appuyant sur des points pivots tels que :
o une charte d’utilisation ou code comportemental (comme cela fut rendu possible en matière d’utilisation d’Internet),
o une catégorisation de l’information mise à disposition corrélée à une cartographie précise des utilisateurs.
o une analyse géoéconomique mondiale permettant de définir les enjeux globaux et fixer les objectifs.

Pour définir notre « intérêt européen », il pourrait être intéressant voir indispensable de définir des axes initiaux pour laquelle cette convergence serait plus facile à mettre en place, pourquoi pas sur les champs d’action exercés grâce aux politiques communes ou à contrario sur des champs parfaitement vierges de tout historique ?

Europe, China, FranceAugust 30, 2005 9:06 am

Tony DREYFUS, Hervé NOVELLI
FRANCE. Assemblée nationale. Commission des finances, de l’économie générale et du plan

La montée en puissance de la Chine dans l’économie mondiale est l’un des événements majeurs du début du XXIème siècle. L’importance croissante du commerce extérieur chinois bouleverse certains marchés mondiaux, ce qui inquiète les pays industrialisés, qui perçoivent la Chine comme une menace. C’est notamment le cas de la France.

L’afflux des produits chinois sur le marché de l’habillement, depuis la levée des quotas le 1er janvier 2005, a provoqué un véritable affolement. Par ailleurs, la France s’inscrit en retrait dans les échanges avec la Chine, qu’il s’agisse des exportations ou des investissements dans le pays. En effet, la part de marché de la France ne cesse de se dégrader depuis 1997, pour atteindre 1,35 % en 2004. La France est ainsi le quinzième fournisseur du pays, loin derrière l’Allemagne, dont la part de marché s’élève à 5,4 %. En matière d’investissements, la France se situe au dixième rang des investisseurs étrangers, avec 1,2 % du stock des investissements accueillis par la Chine. La France a une carte majeure à jouer, la spécialisation des entreprises françaises correspondant de plus en plus à l’évolution des besoins de la Chine. L’énergie, les transports, la protection de l’environnement, le secteur des biens de consommation et celui des services sont les domaines où la demande chinoise est croissante et où la France dispose d’un savoir-faire. Le présent rapport propose des pistes de réflexion pour que les entreprises françaises, notamment les PME, tirent parti du développement chinois.

Consulter le rapport directement sur son site d’origine

Europe, FranceAugust 12, 2005 7:55 am

Parthenon Executive (Jean-André TSIMARATOS, Président) renforce sa capacité à travailler en collaboration avec l’ensemble de ses partenaires.

La recherche d’efficacité étant plus que jamais placée au centre des préoccupations du Programme Parthenon en vue de renforcer les capacités des entreprises européennes dans le monde, cette recherche a conduit Parthenon Executive a se doter d’un outil de travail collaboratif. Le choix s’est porté sur PHP Collab un outil Open source offrant de nombreuses fonctionnalités ainsi qu’une grande facililité d’appréhension pour les utilisateurs.

Europe, France, Medias, SMB/PME, Majors/Grandes EntreprisesJuly 29, 2005 9:08 am

Parthenon Executive, l’entreprise qui anime le Programme Parthenon a fait peau neuve.

Un nouveau site web est mis en place avec de nombreuses fonctionnalités permettant encore plus d’échanges. De plus, un nouvel outil de networking porté par la plate-forme technologique OPENBC permet maintenant une gestion plus sécure du réseau.

Ainsi l’information est mieux partagée, les actions plus concrètes.

Les services rendus par Parthenon Executive (Jean-André Tsimaratos, Chairman)sont désormais très orientés sur l’efficacité des entreprises partenaires grâce à des actions de lobbying “offensif”. L’Europe a reçu de nombreux électrochocs et Parthenon Executive en tire les enseignements nécessaires.

Europe, France, MediasJuly 13, 2005 9:00 am

J’ai décidé de relayer l’édito d’Infoguerre.com qui m’a semblé intéressant au regard de l’actualité relative à la candidature de Paris au JO 2012. Si le ton est quelque peu polémique il rélève certains points dont nous devrions tous nous enrichir pour doper notre efficacité… VILBERT. Programme Parthenon

Paris vient de perdre les Jeux Olympiques au profit de Londres. Cette défaite est plus que symbolique, elle est accablante. Au-delà des inévitables commentaires qui vont inonder les médias sur la légitimité du vote du Comité International Olympique, il faut voir dans cette défaite l’expression de l’incroyable naiveté du monde politique français sur la lecture lucide des jeux d’influence des puissances qui dominent le monde d’aujourd’hui. Le non au référendum sur l’Europe a obligé les Américains à se rabattre sur un plan B qui consiste à tout faire pour positionner le premier ministre Tony Blair comme le personnage-clé de l’Europe en devenir. Il est hors de question pour les Etats-Unis de voir s’étendre la contestation intra européenne en particulier sur des sujets vitaux comme l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne.

Washington fera tout ce qui est en son pouvoir pour isoler le clan des peuples contestataires. A ce titre, la France est la cible majeure à briser en termes d’image et de résonance internationale. Dans cette démarche implacable de contrôle indirect de l’Europe, les Etats-Unis ne peuvent perdre aucune bataille. Les jeux olympiques 2012 leur ont fourni le prétexte de renforcer cette emprise en déployant toute leur force de persuasion auprès de leurs alliés (y compris l’Espagne qui est pourtant sous gouvernement socialiste) pour faire pencher la balance du bon côté. Le CIO est une instance collégiale qui est soupçonnée depuis des années d’être partiellement corrompue et les milieux bien informés s’accordent à reconnaître que les manoeuvres diplomatiques qui environnent le CIO n’ont rien à voir avec le monde du sport. Mais le plus grave dans cette histoire est la manière dont les principaux concernés, à savoir le comité organisateur français et le maire de Paris ont géré le dossier. Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Le maire de Paris n’a rien compris ou n’a rien voulu comprendre. Les jeux olympiques 2008 ont déjà été marqués par des affrontements informationnels souterrains qui démontraient déjà à cette époque qu’il ne fallait surtout pas négliger ce terrain d’action. L’agressivité de certains britanniques contre la candidature de la ville de Paris aux jeux de 2012 n’est pas anecdotique et n’est hélas qu’un pâle aperçu de la réalité. D’aucuns auraient pu s’étonner de cette maladresse qui aurait dû en principe déservir la cause londienne. Il n’en est rien car justement la partie s’est joué sur un autre échiquier qu’un stade olympique.

Les leçons à tirer de cette défaite sont importantes. Mais faut-il encore y croire ? Avons-nous fait le bilan, en termes de dynamique puissance de la tragique défaite de juin 1940. Monsieur Delanoe va conclure que c’est la loi du sport et les autres se tairont une fois de plus en concentrant leur attention sur les prochaines élections. La France va mal et souffre de cette inefficacité congénitale. Mais attention, à force de se cacher la réalité, les défaites à venir risquent d’être bien plus graves que le refus d’une candidature pour les jeux olympiques.

France, MediasJune 13, 2005 2:56 pm

Je vous livre dans les lignes ci-dessous le manifeste d’une organisation qui gagne à être connue, l’Académie de l’Intelligence Economique fondée par Robert Guillaumot et présidée par Bernard Esambert.

Propos à lire et relire…

- L’intelligence économique est une manière de penser et d’agir au sein comme au-dehors de l’entreprise. Cette démarche ne peut se concevoir que dans un cadre éthique et déontologique respectueux de la loi, des contrats et de la propriété intellectuelle.

- Les bonnes pratiques et les productions de l’Intelligence économique d’Entreprise sont mesurables en quantité et en qualité. Elles peuvent faire l’objet d’évaluations, de diagnostics ou d’audits et de formations.

- L’Intelligence économique d’Entreprise est une activité quotidienne et un investissement intellectuel dont les coûts sont vérifiables et le budget parfaitement lisible.

- L’Intelligence économique d’Entreprise contribue à l’amélioration de la performance et concourt à la satisfaction des partenaires, des personnels, des clients et des actionnaires.

- Pour atteindre ces objectifs, elle mobilise la mémoire, les réseaux, les talents et les capacités d’analyse de l’entreprise en maîtrisant les sources et flux d’informations.

- L’Intelligence économique d’Entreprise produit les connaissances utilisables dans les actions de lobbying et d’influence locales, régionales, nationales, ou internationales.

- L’Intelligence économique d’Entreprise rend compte de l’image de l’entreprise et permet d’en redresser les faiblesses. Avec la veille technologique, elle ouvre à la Recherche les opportunités susceptibles de déboucher sur des innovations, des conquêtes de marché, des
gains de productivité, des partenariats.

- L’Intelligence économique d’Entreprise est aussi un outil de sécurité, de sûreté, de prévention des risques entrepreneuriaux, technologiques ou naturels.

- L’Intelligence économique d’Entreprise protège et accroît le patrimoine immatériel de l’entreprise. Elle permet à celle-ci d’agir efficacement et à bon escient sur le marché de l’intelligence économique.

- L’Intelligence économique d’Entreprise éclaire les projets et les décisions de toute nature. Elle est un facteur de performance et un instrument de pilotage de toute l’organisation. Elle est un acte de management qui englobe à la fois la maîtrise des technologies de l’information et leur utilisation au service de la stratégie de l’entreprise.

France, MediasJune 9, 2005 8:12 pm

Ce 9 juin, j’ai assisté à un évenement de premier ordre organisé sous le haut patronnage de M PONCELET, président du Sénat, initialisé par M Valade, Sénateur, en charge de la Commission Culture du Sénat et en partenariat avec le Groupe revue Fiduciaire, dirigé par Yves de la Villeguerin….très bonne journée…

L’introduction faite par le Sénateur Vallade donne le ton des travaux de la journée:

- continuité: c’est la quatrième édition de cette rencontre du monde des médias dans les murs du sénat
- le sénat: un législateur, oui, mais soucieux de s’engager sur des pistes législatives empreinte de pragmastisme et en adéquation avec les attentes des professionnels.

Sur ce ton, nous avons démarré les débats en présence de tous les patrons de presse, de l’audiovisuel…de Libé à M6 en passant par France télévision, fédération de la presse etc…..

Le déjeuner en présence de Dominique Baudis a commencé par un résumé de la matinée que je vous livre en substance pour plus d’efficacité: “heureusement que nous avons organisé cette réunion car même entre professionnels, la concentration des médias, qui est le problème central de ce secteur n’est pas perçu de la même façon avec les mêmes effets”…..

Je vous livrerai d’ici à 6 semaines les actes du colloque (et oui 6 semaine c long à l’air des blogs) afin de ne pas travestir ou mal interpréter les discours.

Ce que je souhaitais soulever c’est principalement le fait que le Sénat est une institution qui gagne à être plus connu du citoyen. En effet, nos sénateurs travaillent organisés en commissions sur des sujets de proximité en lien avec les entreprises, les syndicats, bref toutes les communautés qui constituent l’environnement de leurs travaux.

Nous avons trop souvent l’image d’une démocratie représentative de vieille garde et bien soyez sûrs que nos anciens et chers sénateurs sont pour certains d’un dynamisme bien réel qui en ferait rougir plus d’un. Je vous invite aussi à consulter leur site web…et surtout, inscrivez-vous à leurs manifestations, vous découvrirez ave plaisir leur implication de gauche ou de droite à vouloir fair avancer la machine dans le bon sens dans le respect des intérêts de chacun de nous citoyens….

merci aussi au Groupe Revue Fiduciaire et à son représentant, Yves de la Villeguerin, qui par son engagement a permis une réflexion intelligence en dehors des clichés et en “liens directs” avec le législateur…..

Geoffroy VILBERT
Programme Parthénon

Europe, France, SMB/PME, Majors/Grandes EntreprisesJune 8, 2005 5:37 pm

Depuis plusieurs décennies, les Etats-Unis d’Amérique ont pris la mesure de l’importance que « l’Intelligence Economique » joue dans le rapport de force qui détermine la primauté économique, industrielle et commerciale. En Europe, se sont d’abord les pays à culture économique anglo-saxonne et ensuite les grands groupes industriels qui ont compris la nécessité de s’intéresser à ce concept. Enfin, depuis la parution des rapports Martre et Carayon, les autorités publiques, au plus haut niveau, prennent conscience du retard et des dommages causés à l’économie française par l’absence d’une politique et d’une action vigoureuse dans ce domaine. Aussi, assiste-t-on à la mise en place de structures et de financements susceptibles de remédier à la situation. Encore faut-il savoir si l’organisation de ces structures et leur interopérabilité répondent aux défis posés. Pour le savoir, il convient d’analyser la définition du concept en France par rapport à la définition anglo-saxonne.

Ce que les britanniques appellent « The Economic Intelligence » pourrait se définir en France de la manière suivante si nous reprenons les termes inscrits au référentiel produit récemment par M. Alain Juillet : « l’intelligence économique consiste en la maîtrise et la protection de l’information stratégique pour tout acteur économique. Elle a pour triple finalité la compétitivité du tissu industriel, la sécurité de l’économie et des entreprises et le renforcement de l’influence de notre pays ».

Par rapport à la définition anglo-saxonne, la définition française pourrait être qualifiée de défensive bien qu’elle prenne en compte ce qui aujourd’hui constitue le domaine essentiel sur lequel porte l’intelligence économique, à savoir l’information. En effet, la protection de l’information, eu égard aux moyens technologiques mis à la disposition de ceux qui analysent l’information, se révèle moins importante que la capacité de captage, la rapidité d’analyse et d’anticipation dans l’action.

Ainsi, il semblerait que la prise de conscience par les différentes instances de la gouvernance en France, comme par celles d’autres Etats européens, puisse évoluer à la lumière de ce facteur.

Adossée à ces constats et analyses, Parthénon, organisation spécialisée dans l’exportation du savoir-faire européen, observe, quotidiennement dans son action, le déficit d’informations traitées, de stratégies fondées sur ces informations et de réseaux adaptés à la concurrence outre-atlantique, dont souffrent les entreprises européennes, notamment françaises.

Le Programme Parthénon, projet européen de détection, de valorisation et d’exportation du savoir-faire européen, aux côtés de ses partenaires est amené à œuvrer principalement en direction de deux axes stratégiques :
 La privatisation de structures étatiques, en particulier, le système bancaire, le secteur aéronautique (compagnies aériennes, plates-formes aéroportuaires…), la réforme administrative des états sur des zones géographiques de la nouvelle Europe ou bien sur les rives de la méditerranée.
 La sécurité (projet biométriques majeurs, projet cryptographiques)

L’alternative subsiste encore pour ces régions de confier ces projets hautement stratégiques à l’Europe où de se tourner vers d’autres rivages qui ont des arguments géopolitiques autrement plus puissants pour emporter ces marchés. La Pologne très proche de nous est un exemple flagrant.

Comment faire ? Comment agir ? Quelle charte d’actions pourrions-nous proposer ? Quels engagements pouvons-nous prendre ?

Quelle méthode employer afin de contrôler, animer tous ces acteurs si nous voulons conserver la maîtrise de nos systèmes économiques, industriels et politiques dans le respect des spécificités juridiques, culturelles, politiques et économiques?

La réunion proposée serait la première étape d’un long processus articulé sur les fondements d’un développement durable adossé à trois piliers majeurs : le respect, la responsabilité et le résultat.
Depuis plusieurs décennies, les Etats-Unis d’Amérique ont pris la mesure de l’importance que « l’Intelligence Economique » joue dans le rapport de force qui détermine la primauté économique, industrielle et commerciale. En Europe, se sont d’abord les pays à culture économique anglo-saxonne et ensuite les grands groupes industriels qui ont compris la nécessité de s’intéresser à ce concept. Enfin, depuis la parution des rapports Martre et Carayon, les autorités publiques, au plus haut niveau, prennent conscience du retard et des dommages causés à l’économie française par l’absence d’une politique et d’une action vigoureuse dans ce domaine. Aussi, assiste-t-on à la mise en place de structures et de financements susceptibles de remédier à la situation. Encore faut-il savoir si l’organisation de ces structures et leur interopérabilité répondent aux défis posés. Pour le savoir, il convient d’analyser la définition du concept en France par rapport à la définition anglo-saxonne.

Ce que les britanniques appellent « The Economic Intelligence » pourrait se définir en France de la manière suivante si nous reprenons les termes inscrits au référentiel produit récemment par M. Alain Juillet : « l’intelligence économique consiste en la maîtrise et la protection de l’information stratégique pour tout acteur économique. Elle a pour triple finalité la compétitivité du tissu industriel, la sécurité de l’économie et des entreprises et le renforcement de l’influence de notre pays ».

Par rapport à la définition anglo-saxonne, la définition française pourrait être qualifiée de défensive bien qu’elle prenne en compte ce qui aujourd’hui constitue le domaine essentiel sur lequel porte l’intelligence économique, à savoir l’information. En effet, la protection de l’information, eu égard aux moyens technologiques mis à la disposition de ceux qui analysent l’information, se révèle moins importante que la capacité de captage, la rapidité d’analyse et d’anticipation dans l’action.

Ainsi, il semblerait que la prise de conscience par les différentes instances de la gouvernance en France, comme par celles d’autres Etats européens, puisse évoluer à la lumière de ce facteur.

Adossée à ces constats et analyses, Parthénon, organisation spécialisée dans l’exportation du savoir-faire européen, observe, quotidiennement dans son action, le déficit d’informations traitées, de stratégies fondées sur ces informations et de réseaux adaptés à la concurrence outre-atlantique, dont souffrent les entreprises européennes, notamment françaises.

Le Programme Parthénon, projet européen de détection, de valorisation et d’exportation du savoir-faire européen, aux côtés de ses partenaires est amené à œuvrer principalement en direction de deux axes stratégiques :
 La privatisation de structures étatiques, en particulier, le système bancaire, le secteur aéronautique (compagnies aériennes, plates-formes aéroportuaires…), la réforme administrative des états sur des zones géographiques de la nouvelle Europe ou bien sur les rives de la méditerranée.
 La sécurité (projet biométriques majeurs, projet cryptographiques)

L’alternative subsiste encore pour ces régions de confier ces projets hautement stratégiques à l’Europe où de se tourner vers d’autres rivages qui ont des arguments géopolitiques autrement plus puissants pour emporter ces marchés. La Pologne très proche de nous est un exemple flagrant.

Comment faire ? Comment agir ? Quelle charte d’actions pourrions-nous proposer ? Quels engagements pouvons-nous prendre ?

Quelle méthode employer afin de contrôler, animer tous ces acteurs si nous voulons conserver la maîtrise de nos systèmes économiques, industriels et politiques dans le respect des spécificités juridiques, culturelles, politiques et économiques?

La réunion proposée serait la première étape d’un long processus articulé sur les fondements d’un développement durable adossé à trois piliers majeurs : le respect, la responsabilité et le résultat.